l'école à l'hôpital

Pour le Dr Brigitte Nelken, pédiatre oncologue et coordinatrice du comité d'onco-pédiatrie à l'hôpital mère-enfant Jeanne-de-Flandre, à Lille, organiser la continuité de l'école à l'hôpital permet « de maintenir de la normalité dans une situation qui n'est pas normale, la maladie. C'est important que la vie continue malgré cette maladie. » Elle éloigne en effet les enfants de l'école entre six mois et un an, remarque-t-elle.

 

En tant qu'hôpital pédiatrique, qui accueille de nombreux enfants, parfois pour des périodes longues, Jeanne-de-Flandre dispose d'une équipe de professeurs à temps plein via le service d'assistance pédagogique à domicile (Sapad) de l'inspection académique. Elle comprend un professeur des écoles pour les enfants en âge de fréquenter l'école élémentaire et un professeur de français et de mathématiques pour les élèves de collège et de lycée. Ils organisent des sessions collectives et des cours individuels. L'hôpital dispose aussi de vacations de professeurs d'anglais et peut faire appel, en complément, à l'association L’École à l'hôpital et à domicile. Les enfants peuvent aussi bénéficier, dans certains cas, de cours particuliers financés par l'assurance de leurs parents, qui doivent alors les organiser. « En général, note Brigitte Nelken, lorsque les enfants retournent à l'école, ils parviennent à suivre sans redoubler. » Il faut dire que les professeurs de l'hôpital sont en relation avec ceux des écoles fréquentées par les enfants et calquent leurs cours sur le programme suivi par les classes. Mais c'est plus facile pour les plus jeunes que pour les lycéens, surtout s'ils suivent une filière professionnelle : impossible d'organiser des cours de mécanique à l'hôpital...

 

Depuis deux ans, en tout cas, les jeunes hospitalisés peuvent passer à Jeanne-de-Flandre leur brevet ou leur bac car l'hôpital est devenu centre d'examen. Lors du retour à l'école, l'équipe médicale et enseignante est également attentive aux éventuelles difficultés scolaires des enfants et contacte les établissements si besoin. Mais la pédiatre se félicite que « certains enfants qui n'aimaient pas l'école y retournent en y ayant repris goût ». 

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